Théâtre du Balcon Avignon
- Marguerite Romeuf

- il y a 29 minutes
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AVIGNON FESTIVAL OFF 2026

En ce jeudi après-midi 1er juillet, c'est au Théâtre du Balcon qu'il faisait bon venir !
La climatisation de la salle était parfaite (merci Sébastien Lebert) et l'annonce du programme du Festival alléchante !
Le directeur du lieu, Serge Barbuscia nous accueillit, partageant ces quelques réflexions personnelles...
« On arrive dans un mois où on bascule.Dans les années 80 on était 300 et on se trouvait nombreux.Aujourd'hui il y a 1800 spectacles.Il y a quelque chose qui m'apparaît comme une angoisse...car autrefois on avait 300 dates de tournée (suite au Festival). A présent lorsqu'elles ont 10 dates, les compagnies sont contentes. » Mais « nous sommes vivants, nous avons le droit de tout imaginer, de tout provoquer ! »
Puis il évoque Peter Brook... « Le Théâtre est un art autodestructeur. Il est écrit dans le sable. Une mise en scène est établie et doit être reproduite, mais du jour où elle est fixée, quelque chose d'invisible commence à mourir. »
Serge Barbuscia insiste... « Le théâtre, c'est des rencontres...Les artistes qui sont venus (au Balcon) ont éclairé mon chemin. »
Parlant du programme, il nous lance : « Ce sont des spectacles que vous allez croquer ! »
Fidèle à sa ligne directrice hautement humaniste et inclusive de toutes les différences, Serge Barbuscia présente le menu : 9 spectacles à « croquer » ou à déguster, selon la nature de chacune et chacun.
Le Théâtre du Balcon, scène permanente d'Avignon, s'attache à mettre en lumière la différence, qu'elle soit liée à l'ethnie, au handicap, au « Petit truc en plus », dans un choix de programmation courageux et exigeant, et cela tout au long de la saison.
La mise en bouche consommée, passons aux plats de résistance !
10h : LA MENAGERIE DE VERRE Texte de Tennessee Williams traduit par Isabelle Famchon et mis en scène par Philippe Person qui a respecté jusque dans les didascalies les intentions de l'auteur. La pièce se déroule dans les années 30 à Saint Louis aux USA.
12h : LA PESTE Texte d'Albert Camus, mis en scène par Franck Hoffmann. Il dirige le Théâtre National du Luxembourg. Il a mis en scène en 2002 L'Etranger. La Peste parle d'une pandémie, mais au-delà de cela c'est une métaphore sur la guerre, sur les conflits. Métaphore intemporelle sur la condition humaine.
13h30 : L'ETRANGERE Adaptation de Jean-Baptiste Barbuscia inspirée de L'Etranger de Camus. Cette pièce a été créée en saison il y a 1 an et demie. Jean-Baptiste Barbuscia, de formation scientifique, a rencontré l'oeuvre en classe. Le personnage de Marie Cardona lui a paru fondateur. Ici l'élève et le prof s'enrichissent mutuellement. « C'est l'occasion de rendre hommage à nos profs » dit Marion Bajot, la comédienne. Le prof est interprété par Fabrice Lebert.
15h15 : LE SYNDROME D'ULYSSE Texte écrit en partie en Sicile par Serge Barbuscia, puis coécrit en Martinique avec Ali Babar Kenjah. Serge Barbuscia nous dit : « J'ai imaginé ce spectacle qui parle de l'humanité. Le chant réunit tout le monde, qui n'a pas besoin de la langue. »
17h : CHARLOTTE d'après CHARLOTTE de David Foenkinos, adapté et mis en scène par Thierry Surace. La compagnie a essayé de traduire un roman, par nature narratif et poétique, et d'en faire partager toutes les émotions. Sur le plateau, il y a un piano alto qui souligne et accompagne la densité du récit.
18h45 : VOLTIGE Texte écrit et mis en scène par Eric Metayer, d'après l'histoire de Dorine Bourneton, victime à l'âge de 16 ans d'un terrible accident d'avion. Elle interprète son propre rôle, accompagnée de deux danseurs, tels des Kurokos japonais, invisibilisés afin de mettre en lumière le handicap, et le parcours de résilience effectué vaillamment par Dorine. Une leçon d'amour et de vie !
20h35 : LE VILLAGE DES SOURDS Spectacle bilingue : langage oralisé et langage des signes conversent. C'est une fable qui parle de notre société, de l'asservissement. La mise en scène est de Catherine Schaub, qui reste attentive au handicap. Comme Serge Barbuscia elle a mis en scène la pièce Pompiers. Se joue du 4 au 14 juillet.
20h35 : LE PATRON se joue du 15 au 25 juillet Cette pièce fait partie d'une trilogie.Texte d'Alfred Alexandre, mis en scène par Ewlyne Guillaume, avec Serge Abatucci. C'est l'histoire de deux solitudes dont le thème central est l'absence en général. Absence d'amour, absence de culture, toutes les formes d'absence...
22h15 : PHILTRE D'AMOUR DRAME LYRIQUE EN UN ENTRACTE voilà une fantaisie musicale de Mozart à Queen, un duo déjanté qui s'exprime pendant l'entracte, dans la loge. Texte de Vladislav Galard et Aurore Bucher. Mis en scène de Vladislav Galard et Bogdan Hatisi.
Enfin, Serge Barbuscia évoque LE SOUFFLE D'AVIGNON édition 2026 dans les Jardins du Palais des Papes du 8 au 19 juillet, qui défend l'écriture contemporaine et la met en lumière.
« Le Théâtre est une caisse de résonance qui a besoin de tous les humains », y compris de celles et ceux qui ont un petit truc en plus. Voilà un bel adage porté avec talent par le Théâtre du Balcon !
Programmation du Festival 2026 à déguster sans modération !
(relâche les 9, 16 et 23 juillet)
Marguerite Romeuf









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