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Le voyage de Nasreddin avec son âne Aryul

  • Photo du rédacteur: Marguerite Romeuf
    Marguerite Romeuf
  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

2026 FESTIVAL OFF AVIGNON

Présence Pasteur

13 Rue du pont Trouca

du 4 au 25 juillet 2026 à 16h15(relâche les 9,16,23)





Ah l'âne Aryul ! C'est presque lui la star du spectacle ! Qu'il est beau ! Que son œil doux est attachant ! Dans son adaptation théâtrale des contes de Nasreddin, Abdel Bouchama réussit à donner vie à cet âne, avec la complicité de David Levet dans ce rôle délicat.


La poésie et le bon sens du texte nous porte et nous amuse. Comme des enfants, nous voilà suspendus aux anecdotes de ce conteur.

L'âne Aryul écoute parler son maître, il obtempère, il manifeste parfois sa désapprobation en remuant des oreilles, en dodelinant de la tête. David Levet maîtrise à merveille le jeu de ce personnage animalier.

La complicité entre l'animal et son maître, Abdel Bouchama la rend visible, palpable. Toute la mise en scène repose sur cet échange permanent, ce partage entre l'âne et Nasreddin.


La scénographie, par le choix de loger Aryul dans un tonneau, plus petit que celui de son maître, dénonce à la fois le dénuement et le rapport d'autorité entre les deux, malgré cette complicité.

Seule le tête de l'âne dépasse de l'ouverture au sommet du tonneau. Son œil captive. Reviennent alors en mémoire les bribes d'un poème appris à l'école : « J'aime l'âne si doux marchant le long des houx. Il prend garde aux abeilles et bouge les oreilles... » de Francis Jammes. Aryul aussi bouge les oreilles.

Son maître, comme lui, habite un tonneau, tel Diogène de Sinope, philosophe grec de l'Antiquité, associé à l'école cynique ( né vers 413 avant J-C et mort à 90 ans). Diogène vivait dans le dénuement, muni d'un bâton, vêtu d'un pauvre manteau. Il préconisait une vie simple, proche de la nature. Par le choix de son costume, Abdel Bouchama s'apparente au philosophe.


Emportés par les anecdotes, on aimerait entendre les villageois, suivre les chemins tortueux parcourus...Une bande son plus présente permettrait d'enrichir nos imaginaires.


« Les mots épicés piquent le cœur. Un peu trop de piment et c'est les yeux qui pleurent. » (Nasreddin)


Ce spectacle a le mérite de nous rappeler à notre âme d'enfant par sa poésie et la présence de l'âne.


Du 4 au 25 juillet à 16h15 à La Présence Pasteur


Texte adapté : Abdel Bouchama

Avec : Abdel Bouchama et David Levet

Collaboration : Jacques Maury




Marguerite Romeuf




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Nous sommes Fanny Inesta et Jean-Michel Gautier, chroniqueurs indépendants et surtout passionnés de théâtre, d’expositions, et de culture en général. A ce jour, nous créons notre propre site, avec nos coups de coeur et parfois nos coups de griffes… que nous partageons avec vous.

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