Peines Perdues
- Marguerite Romeuf

- 15 juil.
- 2 min de lecture
2026 FESTIVAL OFF AVIGNON
Théâtre L'Oriflamme
3/5 rue du Portail Matheron
du 4 au 25 juillet à 19h05 (relâche les 9, 16, 23)

On assiste là à une conception plutôt traditionnelle du théâtre, avec un décor suggérant un bar relevant davantage du réalisme que du symbolique. Cette pièce aurait pu être proposée dans un espace vide, car le sujet est profond et pousse à un questionnement essentiel d'ordre sociétal : a-t-on réellement payé sa dette en sortant de prison, au yeux de tout un chacun ?
Certes, le sujet est grave, mais nombre de répliques et de chutes sont drôles !
Christine et Alain vont se retrouver après 20 ans. Elle a construit sa vie autour de cette attente de son homme, et d'un petit bar de village auquel elle a su redonner vie. Ce bar, c'est le lieu de rencontres des gens du village, c'est du lien social que Christine a ressuscité. Et c'est important pour tous, en particulier pour Didier, devenu un ami proche de Christine, et pour sa fille que Christine emploie au bar.
« Qu'est-ce que ça sent bon l'air libre ! » lance Alain à son arrivée.
Dans ce petit monde où tout tourne rond, Alain débarque, tout frais sorti de prison, un bracelet électronique à la cheville car il sort sous conditionnelle. Sa venue va chambouler les habitudes et les fréquentations. D'abord au sein du couple. Comment reconstruire un quotidien avec l'être aimé au terme de si longues années de séparation ? Mais aussi au sein du village.
Survient un événement grave. Il sera le révélateur des réactions des villageois portées par le personnage de Didier.
Parmi les interprètes confirmés, la prestation de la jeune comédienne Justine Grave est à saluer !
Cette tragi-comédie est à voir à 19h05 au théâtre L'Oriflamme 3/5 rue du Portail Matheron du 4 au 25 juillet (relâche les 9, 16, 23)
Mise en scène : Marie Nardon
Avec : Justine Grave, Daniel Hanssens, Anne Le Guernec, Patrick Zard
Marguerite Romeuf









Une critique qui donne envie d'aller découvrir cette pièce. Le sujet est fort, profondément humain, et votre article en restitue toute la complexité sans rien dévoiler de trop. Merci !