L'infini vu d'avion
- Fanny Inesta

- il y a 12 heures
- 2 min de lecture
De Philippe Cousin
Aux Editions Flatland

Certains livres avancent bien sagement sur la piste, et d’autres qui décollent presque sans prévenir. L’infini vu d’avion, de Philippe Cousin, appartient clairement à la seconde catégorie. À peine installé dans le fauteuil du lecteur, on se retrouve déjà en altitude, survolant une constellation d’histoires où le quotidien bascule, mine de rien, vers l’étrange et le poétique.
Philippe Cousin possède un talent : celui de transformer les détails les plus modestes en aventures de l’esprit. Un petit garçon , enfant unique dont les parents ont adopté « le nègre fabuleux », Un instituteur agnostique qui redéfinit Dieu avec un humour discret, un adolescent hanté par les Kennedy, un veuf vacillant frappé par un coup de foudre improbable, ou encore un robot chinois confronté au casse-tête très humain des lacets de chaussures… Chaque récit semble partir d’un pas de côté, d’un grain de sable dans la mécanique du réel, et soudain l’imaginaire s’emballe.
Ce qui séduit d’emblée, c’est la liberté du livre. Les histoires dialoguent entre elles comme des nuages dans un ciel d’altitude : certaines sont cocasses, d’autres mélancoliques, toutes traversées par une curiosité joyeuse pour les bizarreries de la vie. Philippe Cousin écrit avec une élégance malicieusement simple, sans esbroufe, mais avec ce sens précieux de la formule qui fait mouche et de l’image qui reste.
Au fil des pages, on découvre un écrivain qui aime les détours, les rencontres improbables et les petits vertiges de l’existence. Il mêle souvenirs, fiction et méditation avec une légèreté qui donne au livre son charme singulier : celui d’un regard à la fois tendre et amusé posé sur la comédie humaine.
Il nous rappelle que l’infini n’est pas seulement au-dessus des nuages. Il se cache aussi dans ces histoires minuscules qui, lues à la bonne altitude, prennent soudain une profondeur inattendue.
Un livre vif, original et délicieusement imprévisible , le genre de voyage littéraire dont on ressort avec l’envie immédiate de le faire découvrir autour de soi.
Un livre de nouvelles plein d’esprit, porté par une plume singulière, qu’on referme avant de vouloir continuer à lire Philippe Cousin.
On pourrait croire à un inventaire à la Prévert passé dans un shaker métaphysique. Dans L’infini vu d’avion, Philippe Cousin semble regarder le monde par le hublot d’un appareil légèrement brinquebalant ,altitude incertaine, trajectoire capricieuse, mais panorama garanti.N'hésitez pas à vous procurer ce livre!
Fanny Inesta









Ah ça donne envie!!! Peut-on le trouver à la Fnac?