GREASE, le concert
- Fanny Inesta

- 21 mars
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 mars
Au Palais des Princes Orange
Le 20 mars 2026 à 20h30
photos: F. Inesta
Ce soir de printemps dans la salle comble du Palais des Princes, un vent de jeunesse et de bonne humeur a soufflé comme une réminiscence joyeuse d’un âge d’or que l’on croyait un peu fané.
Portée par une troupe de jeunes artistes à l’énergie communicative, la comédie musicale retrouve ici un second souffle. Ils sont beaux, certes, mais surtout habités : ils chantent avec une justesse remarquable, dansent avec précision, et transmettent une vitalité contagieuse. Dès les premières notes, difficile de ne pas reconnaître l’univers de Grease : une esthétique identifiable, entre les Pink Ladies, les T Birds en cuir noir, énergie rock et nostalgie adolescente.
Au cœur du spectacle, on retrouve bien sûr l’histoire d’amour entre Danny préoccupé par son image de chef de bande et Sandy cette jeune lycéenne australienne portée à l’écran à l’époque par John Travolta et Olivia Newton-John. L’alchimie fonctionne, et l’on se laisse facilement emporter par cette romance faite de malentendus, de désir d’appartenance et de quête d’identité.On y retrouve avec plaisir tous ces tubes incontournables et les éléments du spectacle créé en 1971 par Jim Jacobs et Warren Casey, devenues cultes au fil du temps comme « You're the one that I Want » Sandy, look at me et « Hopelessly devoted to You »et tant d’autres
Au centre du jeu, l’animateur ,s’impose avec un bel aplomb . Tour à tour maître de cérémonie, chanteur et danseur, il déploie un charisme indéniable, maniant l’humour avec aisance sans jamais sacrifier l’exigence artistique. Une présence complète, qui donne le ton et fédère.
La mise en scène joue intelligemment sur un équilibre entre fidélité et adaptation. Sans trahir l’œuvre originale réalisée par Randal Kleiser, elle propose quelques ajustements qui rendent l’ensemble plus fluide et accessible aujourd’hui. Les rapports hommes-femmes peuvent sembler caricaturaux, voire gênants à la lumière des sensibilités contemporaines mais ces éléments, sans être totalement atténués, sont toutefois portés avec suffisamment de second degré pour ne pas plomber .
Un public intergénérationnel conquis, parce que tout y est. Les standards incontournables s’enchaînent, portés par une scénographie fluide : la radio, la voiture mythique, le garage, le lycée… les décors défilent comme autant de clins d’œil à une mémoire collective. En fond de scène, l’orchestre véritable colonne vertébrale assure avec brio, du clavier à la basse, du saxophone à la batterie.
Une douzaine d’interprètes sur scène et six musiciens : une mécanique bien rodée, certes, mais la nostalgie électrise. Un beau tour de force ce Grease le concert, faire danser ensemble les souvenirs et le présent, dans un même élan de plaisir partagé.
Fanny Inesta
Chargée de la programmation : Myriam Jaisse





















Une soirée à déguster sans modération! Une belle critique qui décrit bien ce spectacle! C était génial! Merci!!!