Tristan et Iseut
- Bruno Décoret

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
2026. FESTIVAL OFF AVIGNON
La nouvelle étincelle, à 14h 50
Relâche les mercredis

Tristan et Iseut, (ou Yseult), la légende de l’amour, aussi merveilleux que tyrannique, auquel s’ajoute les sentiments complexes de jalousie, possession, fidélité, admiration, courage, pardon : le mythe est tellement célèbre qu’on se demande s’il est possible d’ajouter quelque chose. Oui, répond la compagnie du vent contraire, et elle le montre dans une réalisation profonde.
On a plaisir à voir et entendre cette histoire, même si on la connait, comme un enfant le soir avant de s’endormir. Encore faut-il que le narrateur sache raconter comme si c’était la première fois, ce qui est le cas. D’abord dans le déroulement du spectacle : une courte scène de la fin, placée au début, donne le ton dramatique qui domine la légende. Comme dans certains romans policiers, on connait le destin tragique du héros, et on découvrira progressivement la cause et les épisodes qui conduisent à sa réalisation, malgré les tentatives des deux amants d’échapper à cette force irrépressible qui les pousse l’un vers l’autre, leur apporte un immense bonheur, et les conduit vers leur perte.
Une mise en scène réaliste, avec des costumes d’époque, un jeu très expressif des comédiens correspondant à leurs personnages, bien caractérisés - les bons sont très bons, le méchant odieux, le roi ambivalent, les amants passionnés, les hommes masculins, les femmes féminines - nous envoient dans un monde passé, un lieu précis, pour nous conter une histoire universelle : celle de la puissance irrésistible, et la complexité de l’amour humain. Un grand moment d’émotion.
Compagnie du vent contraire. Texte et mise en scène Maëlys Simbozel, assistée de Floriane Delahouse, interprété par Floriane Delahouse, Lubin Labadie, Aurélien Lejeune, François Marion, Juliette Maurice et Maëlys Simbozel.
Bruno Décoret









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