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  • Photo du rédacteurJames Desauvage

Laurence d’Arabie

FESTIVAL AVIGNON OFF 2021

1916, la première guerre mondiale aligne ses milliers de morts. Dans le désert d’Arabie contrôlé par les Turcs, un jeune archéologue anglais poursuit ses recherches. Comme il maîtrise la langue et les dialectes locaux, les Anglais voient en lui un utile agent de renseignement. Les Arabes dans le même temps l’adoptent et le considèrent comme un des leurs.

Il va faire tout son possible pour préserver leurs intérêts et les aider à bâtir une nation arabe.

Malheureusement Lawrence ignore que les gouvernements français et anglais ont signé l’accord Sykes Picot qui prévoit le découpage de la région à leur seul profit, écartant les arabes du pouvoir.

Lawrence, considéré comme un prophète par les arabes pourra-t-il renverser la situation ?

Éric Bouvron s’appuie sur huit comédiens qui vont interpréter près de quatre-vingt-dix personnages et trois musiciens dont une chanteuse merveilleuse qui ponctuent et illustrent le récit en se mêlant aux personnages.

Kévin Garnichat est Lawrence, personnage plein de candeur, être un peu fragile mais courageux et fidèle qui saura se faire aimer des arabes…

Slimane Kacioui est Dahom le fidèle homme à tout faire de Lawrence, il apporte une légèreté, un humour sans faille.

Ludovic Thiévon, l’officier Charles, le Kaiser incarne aussi un vaisseau du désert avec beaucoup d’humour… belle performance

Le décor est simple, réduit à quelques malles, quelques tissus et quelques tapis utilisés pour de nombreuses situations. Ils changent de personnages et de costume en même temps.

Dès les premiers instants, on est embarqué dans le récit, on part dans le désert au milieu des bédouins et des chameaux, on est ému par ce jeune Lawrence plein de fougue et de bonté, on est séduit par les hommes du désert et leur vie austère qui s’accrochent au sable dans une chaleur inouïe. On prend fait et cause pour eux…

Nous sommes environnés de musique par le chant de Cecilia Meltzer, qui en fait fondre plus d’un, soutenue par Raphael Maillet et Julien Gonzales aux différents instruments de musique.

Le visuel est impensable, c’est beau du début à la fin. Tout a été pensé au niveau des costumes et des décors. On est embarqués, emportés… quel récit.

On retrouve l’esprit de Peter Brook, l’imaginaire de chacun peut se développer, c’est la plus belle pièce du festival sans aucun doute…

On n’oubliera pas cette marche dans le désert dans le frémissement des tissus.

Applaudissements et standing ovation… à la sortie, les acteurs sont là ils n’ont pas quitté encore leurs personnages, et le public les attend pour garder davantage le bonheur de cet instant, savourer ces quelques minutes avec eux.

Éric Bouvron nous a une fois encore apporté une pépite, un grand moment de théâtre. On adore ce théâtre loin des textes insipides, des éternelles situations « cul cul l’anis ». Le texte est beau, intelligent et la mise en scène est le paradis sur terre.

Les acteurs sont fabuleux et les musiciens sont irremplaçables.

Il faut y courir et si vous ne pouvez voir qu’une pièce c’est celle-là qu’il faut choisir


Jean Michel Gautier


Texte Éric Bouvron

et Benjamin Penamaria Mise en scène Éric Bouvron

Avec Kevin Garnichat,

Alexandre Blazy,

Mathias Chebel,

Stéphan Godin

Slimane Kacioui,

Yohan Parize,

Julien Saada,

Ludovic Thievon

Musique live : Julien Gonzales,

Raphael Maillet

et Cecilia Meltzer

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Nous sommes Fanny Inesta et Jean-Michel Gautier, chroniqueurs indépendants et surtout passionnés de théâtre, d’expositions, et de culture en général. A ce jour, nous créons notre propre site, avec nos coups de coeur et parfois nos coups de griffes… que nous partageons avec vous.

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