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Dracula

Photo du rédacteur: Joshua Laffont-Cohen
Joshua Laffont-Cohen
il y a 9 heures
2 min de lecture

Apollo Théâtre 18 rue du Faubourg du Temple 75011 Paris

Du 21 septembre au 7 décembre 2026




 Crédit Photos:  Sli-K


Dracula: une version queer et déjantée


Oubliez le Dracula gothique et solennel !  Ici, le célèbre vampire revient dans une version queer, déjantée et résolument irrévérencieuse, où l’humour s’invite dès les premières secondes et où rien, ou presque, ne semble être interdit. Dès le début, le ton est donné : second degré, voire troisième degré, décalage permanent et goût assumé pour la provocation. Le célèbre personnage de Bram Stoker est propulsé dans un univers queer où les codes sont joyeusement bousculés. Costumes extravagants, déhanchés, répliques piquantes et situations absurdes composent une réécriture de Dracula qui ne cherche surtout pas à respecter le modèle original.

Les personnages deviennent eux-mêmes des terrains de jeu. La parodie s’empare du récit, détourne les situations et multiplie les clins d’œil. Tout est prétexte à rire, à surprendre et à déplacer les frontières du personnage mythique. Le spectacle revendique une liberté totale, avec une énergie communicative et une générosité qui emportent rapidement le public.

Ce Dracula ne se contente pas de parodier. Il revendique aussi une véritable émancipation des corps et des imaginaires. Les conventions sont renversées, les identités deviennent mouvantes et le personnage du vampire se transforme en figure de liberté, de transgression et d’affirmation de soi.

Avec beaucoup d’audace, la mise en scène de Gaspard Legendre joue ainsi avec l’image du vampire séducteur et dangereux. Dracula s’offre au regard du public comme il s’avance vers ses futures proies : avec aplomb, malice et une bonne dose de perversité théâtrale. Mais ici, le véritable piège est peut-être ailleurs car le spectateur se retrouve lui aussi pris au jeu.

Queer, drôle, insolent et généreux, ce Dracula-là ne cherche pas à faire peur : il cherche à nous faire succomber à son jeu. Et, visiblement, le piège fonctionne !

 

Joshua Laffont-Cohen

 

Une pièce de Gordon Greenberg & Steve Rosen

Mise en scène par Gaspard Legendre

Scénographie et collaboration artistique de Benjamin Mornet

Dramaturgie d’Ezra Baudou

Musique originale de Christian Auer

 Chorégraphies de Clement Wohrer

 

Avec : Caroline Aïn, Robin Ganacheau, Cyril Guillou, Naig Ledaim-Olivier, Aurélien Mallard, Valentin Nerdenne

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Nous sommes Fanny Inesta et Jean-Michel Gautier, chroniqueurs indépendants et surtout passionnés de théâtre, d’expositions, et de culture en général. A ce jour, nous créons notre propre site, avec nos coups de coeur et parfois nos coups de griffes… que nous partageons avec vous.

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