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  • Photo du rédacteurFanny Inesta

Au creux de mon silence

Dernière mise à jour : 2 avr.

Théâtre des Mathurins Paris

Tous les jeudis à 19h du 11 avril au 20 Juin 2024

Pour Réserver, voici le lien ci-dessous:

Par la créatrice de Vive la Vie, Teruel et Shabbath.Danseuse et chorégraphe depuis toujours semble-t-il, je dis aujourd’hui,avec «Au creux de mon silence», que la Dame Danse m’a soignée,plus encore, sauvée. De mon cancer, de mes peurs, du tragique entré un jour dans ma vie sans prévenir.Maintenant, je raconte le silence de ce monde si bruyant où chacun et chacune parle et ne dit rien. je raconte comment j’ai trouvé la force, la joie, les ressources, tout cela tenu bien serré dans mon cœur palpitant, en mon âme de femme artiste, encore debout, de continuer à offrir au monde le plus essentiel en mon sein.


Une ode poignante à  la guérison à travers la danse

« Je dédie ce spectacle à tous les sacrifiés.

Aux innocents exécutés sur la place publique et aux oubliés qui crèvent dans le noir.."

Géraldine L.


Géraldine Lonfat,  danseuse et chorégraphe chevronnée, nous la suivons depuis près de 20 ans.Elle a dansé partout dans le monde et  nous transporte dans son univers  à chaque fois en  offrant à son public un voyage  saisissant. Il y a quelques temps, l’intrusion de la maladie fait irruption dans sa vie sans prévenir. Elle va donc se battre avec ce qu’elle connaît le mieux : La danse et celle-ci va la sauver,  la scène va devenir le reflet de son parcours intime et va transcender sa lutte contre le cancer, va vaincre  ses angoisses  pour nous offrir aujourd’hui ce très beau spectacle.

La scène s’illumine et sa performance dépasse l’ expression artistique pour devenir une véritable catharsis. "Au creux de mon silence" n'est pas simplement un spectacle de danse, mais une thérapie visuelle, emplie d’émotion, une guérison en mouvement.

Géraldine explore le paradoxe d'un monde assourdissant où tout le monde parle sans dire grand-chose. À travers sa voix, ses mouvements gracieux et puissants, elle raconte son cheminement vers la découverte de la force intérieure, de la foi et des ressources cachées au plus profond d'elle-même.

La chorégraphie, d'une beauté saisissante, capture l'essence même de son combat. Chaque mouvement semble être une déclaration de victoire sur les épreuves de la vie. Géraldine utilise l'espace avec une maîtrise exceptionnelle, créant des tableaux  qui évoquent à la fois la fragilité humaine et la puissance de la persévérance.

Les éclairages, la musique enivrante, les costumes en parfaite symbiose contribuent à renforcer l'atmosphère poétique du spectacle. Les transitions fluides entre les différentes séquences créent un rythme harmonieux, invitant le public à être témoin de la métamorphose de la douleur en beauté, de l'obscurité en lumière.

En dédiant ce spectacle à tous les sacrifiés, Géraldine donne une voix à ceux qui ont connu la souffrance et la perte. "Au creux de mon silence" devient ainsi une célébration de la vie, une offrande généreuse à tous ceux qui ont été touchés par les épreuves de l'existence.À travers chaque mouvement, elle exprime la douleur,  et la quête de justice pour ceux qui ont été laissés pour compte.

C’est vous l’aurez compris, davantage qu'un spectacle de danse ; cela revêt une dimension sociale et engageante. Transformatrice, une déclaration poignante sur la force de l'âme humaine face à l'adversité. Géraldine réussit brillamment à partager sa propre histoire oscillant entre réflexion et émotion .

Les paroles du texte écrit par Francis Lalanne, déclamées avec une intensité palpable, ajoutent une belle  profondeur . Les mots  expriment un cri de résistance et une demande de respect. "Enlevez vos mains de moi, laissez vos mots et rien d'autre", dit-t-elle, créant une barrière entre elle et le monde extérieur. C'est un plaidoyer poignant pour la liberté d'expression, pour la puissance des mots par rapport aux gestes.Empreint de poésie, la danseuse devient le messager de ces mots, les incarnant à travers ses mouvements expressifs. Les flèches métaphoriques décochées deviennent des flammèches qui illuminent la scène, révélant la complexité des émotions humaines.

Le spectacle culmine dans une exploration de l'identité. Le personnage féminin, comparé à Saint Sébastien, devient le symbole d'une force indomptable face à l'adversité. Le public invité à partager ce voyage , est confronté à à se connaître lui-même, à voir au-delà des apparences et à reconnaître la souffrance commune.

Un spectacle qu’il faut vraiment aller voir, qui  laisse une empreinte de beauté et de courage.


Fanny Inesta


Compagnie : Géraldine L.

Conception, jeu, danse et chorégraphie  Géraldine Lonfat

Musique originale : Terre brûlante

Costumes, objets, scénographie  Céline Pagan

Lumières : Jérôme Hugon

Texte : Francis Lalanne

Chants : Florence Alayrac, Daphné Rhéa Pelissier, David Faggionato,Vincent Pignat, Sofia Efraimsson,Laura Lostanges, Sara Dotta, Ruxandra Serban, John Paval, Céline Pagan, Noël Noltsch

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Nous sommes Fanny Inesta et Jean-Michel Gautier, chroniqueurs indépendants et surtout passionnés de théâtre, d’expositions, et de culture en général. A ce jour, nous créons notre propre site, avec nos coups de coeur et parfois nos coups de griffes… que nous partageons avec vous.

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